Mon cheminement vers la vannerie
J’ai commencé à tresser avec un ami qui m’a transmis les premiers gestes de ce que l’on appelle la vannerie sauvage : on tresse un panier avec des fibres souples que l’on vient de récolter – noisetier, clématite, ronce, châtaigner, troène…
J’étais touchée par cette possibilité nouvelle de me relier à des espaces qui jusque là étaient pour moi des lieux de promenade – le bois, la forêt, les chemins creux.
Après quelques mois de pratique, je suis partie me former pendant un an à l’Ecole nationale de vannerie de Fayl Billot, en Haute-Marne. J’y ai découvert les possibilités infinies qu’offre l’osier, rejet du saule particulièrement souple et résistant, dont un grand nombre de variétés sont sélectionnées et cultivées depuis plusieurs milliers d’années.
De retour en pays Bigouden, je poursuis cette plongée joyeuse dans le tressage, à la fois dans mon travail personnel et au sein des ateliers que j’anime.